SKETCHES

Plutôt que de faire de longs discours à la moraline sur les sketches réussis, nous avons préféré faire un petit récit parallèle de deux sketches; l'un executé par une patrouille qui percute, l'autre par une patrouille qui crapote. Les deux patrouilles en présence sont celle du Facochère et celle du Phénix. A vous de découvrir quelle est la patrouille de gorets, et quelle est la patrouille mytho.

 

Le sketche du Facochère Le sketche du Phénix
   

Le Facochère, c'est à vous! entend-on après le chant. La patrouille du Facochère entre en scène au grand complet et attend les ordres. Le CP lit, en parlant au feu : C'est l'histoire du chevalier Gringoire que nous allons interprêter à notre sauce... Il nous apprend que nous allons d'abord assister à une scène d'adoubement.

Immédiatement après le chant, un lecteur de la patrouille du Phénix introduit le sketche qui sera joué. Il parle d'une voix forte et se tient à l'écart, de façon à ce que sa voix couvre tout le cercle. Sa tchatche commence ainsi : Au temps des fées et des dragons, des preux et des félons… Un personnage déguisé avec les moyens du bord entre en scène.
Une fois la lecture finie, le chef regarde ses Tarbs pour leur faire comprendre qu'il est temps de jouer la première scène. Puis il vient lui-même les placer car ils s'y prennent avec trop de maladresse. On entend juste leurs chuchotements "Il faut une épée " Le second trouve un morceau de bois dans la corvée pour en tenir lieu. On assiste à un adoubement. On comprend de quoi il s'agit sans que le lecteur ait eu besoin de le préciser. Les acteurs récitent distinctement leur textes tandis que les patrouillards du Phénix qui ne jouent pas murmurent une litanie grégorienne recto tono pour donner de la solennité à la scène.
Les acteurs enfin en place, Le CP reste à côté d'eux pour vérifier que la scène se passe bien. Seulement, les acteurs n'ont pas retenu leur texte. Gêné par ce silence, un des acteurs risque un "Noble chevalier Gringoire, euh… Comme tu es pêchu, je t'adoube!" Personne n'a entendu car on commence à parler dans le public. L'effet produit par la scène est quelque peu gâché par l'irruption d'un patrouillard du Facochère. Il est responsable du feu et a choisi ce moment pour l'alimenter à grand fracas.
Le lecteur reprend son récit. Les acteurs reprennent leur position stagnante. Ils regardent leur CP d'un oeil de merlan frit pour savoir quand ils devront continuer à sketcher. Le public s'ennuie comme un poisson mort dans de l'eau de vaisselle.

Le lecteur n'intervient pratiquement plus, le récit étant essentiellement développé par des dialogues entre les acteurs, ce qui le rend très vivant et plein de rebondissements inattendus. Les acteurs sont audibles malgré les murmures de la patrouille du Facochère qui prépare le prochain jeu.

Rebelote ; après avoir raconté la scène, le CP va la faire mimer par ses champions. Il s'agit cette fois d'une scène de bataille dont on connaît déja l'issue. La patrouille du Phénix a eu la bonne idée de faire interprêter la danse du sorcier par leur quatrième, qui est très fort en smurf. La situation est grotesque et tout le monde rit aux éclats.
La mêlée qui suit est confuse. Les acteurs prennent un plaisir visible à se bastonner. Ils abandonnent un moment le cercle de veillée pour se pousuivre dans les bois. Le troisième de la patrouille effectue même une cascade audacieuse en se brûlant quelques mêches de cheveux dans le feu. Quand à celui qui joue le méchant Baron Noir, il est particulièrement cocasse car il imite la voix, la démarche et les tics de l'intendant. La mort du héros, interminable, est une parodie de films d'action.
Le troisième est conduit par un chef au Kraal pour vérifier qu'il n'a rien. Le CP précise : voila, le sketche est fini. Cette chute surprend tout le monde. Après la mort du héros, l e lecteur reprend la parole pour conclure la fable d'une façon amusante : il explique comment cet évènement "historique" est à l'origine de la tradition du tugudu sur l'intendant.
Heureusement que le bitard du Phénix lance un ban qui réchauffe l'ambiance. Tout le monde a compris que le sketche était fini mais le Facochère tarde à lancer un ban. On entend des murmures ; "Facochère! Le banc" Heureusement, le bitard du Phénix rompt ce silence gênant et apprend un banc nouveau à la troupe.
   


Alors ? Quelle est la patrouille qui percute le plus ? (réponse indispensable pour obtenir la seconde classe) Envoie un e-mail à la page contact. Tu peux aussi préciser celle qui percute le moins, pourvu que ce ne soit pas la même.


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